L’INA : le garant de la mémoire audiovisuelle française
Fait peu commun, le PDG de l’Institut National de l’Audiovisuel, Emmanuel Hoog de sensibilité de gauche, vient d’être reconduit par Renaud Donnedieu de Vabres. Une manière en quelque sorte de saluer le succès d’une institution, qui fait d’elle une exception française.
En 2003-2004, la situation était critique puisque des rapports soulignaient les limites de l’institut. En effet, on estimait à l’époque qu’à l’horizon 2011, environ 40 % de la production audiovisuelle serait perdue. Aujourd’hui, le pari a été gagné, et la France peut se targuer d’être le premier pays au monde à assurer la pérennité de sa mémoire audiovisuelle.
Ainsi, en avril dernier, l’INA frappe très fort en ouvrant ses archives au grand public. Des centaines de milliers de connections, parfois des serveurs dépassés, mais finalement, une réelle réussite. Depuis avril, le site a accueilli plus de 7 millions de visiteurs uniques ce qui en fait le 11ème ou 12ème site français.
Une audience qui est bénéfique sachant que l’INA doit s’autofinancer à 60 %, le reste venant de l’Etat. Aussi, le site devient une nouvelle source de recette à travers le téléchargement payant d’archives, mais aussi via les publicités contextuelles.
On pourrait donc résumer le premier mandat d’Emmanuel Hoog par le triptyque pérennité, accessibilité, rentabilité. Sa reconduction pour cinq années supplémentaires va permettre à l’INA de s’attaquer à de nouveaux chantiers. L’institut va augmenter sa présence sur Internet, avec des sites satellites : élections présidentielles, musique, version pour public anglo-saxon. De plus, une école de radio, télévision et multimédia va être créée à Bry-Sur-Marne en partenariat avec l’université de Pékin, et l’UCLA aux Etats-Unis. Enfin, Emmanuel Hoog veut multiplier les conventions d’aide avec d’autres pays qui ont tous pour point commun d’être amnésiques à leur histoire : Afghanistan, Cambodge, Chili, Rwanda …






















[…] 2006, sur RagZag Culture, nous étions revenus sur les propos Emmanuel Hoog, le patron de l’INA, qui souhaitait que […]