Tuerie de Virginia Tech : coupables et responsables d’un massacre
Du sang, des morts, des pleurs. Une nouvelle fois, les Etats-Unis sont en deuil après un énième épisode de school shootings. Cette fois, le massacre a pris place sur le campus de Virginia Tech. L’occasion de rappeler pourquoi ce délire extrême fait autant de dommages dans ce pays.
Facilité d’accès aux armes et absence de traçabilité
En Virginie, il est possible d’acheter une arme dès 12 ans, sans l’accord de ses parents. La vente se fait presque en libre-service. A ceci s’ajoute un réseau illégal extrêmement bien développé, puisque 70% des armes passent dans un réseau illégal dans les 3 ans suivant l’achat.
La National Rifle Association : un lobby puissant
La NRA compte 4 millions de membres dans tous les Etats-Unis, et pèse de tout son poids dans les débats sur les armes, au niveau du pays comme à l’échelle mondiale. Aussi, pour faire respecter le droit qu’a tout Américain de posséder une arme, l’association fait pression sur le gouvernement pour que celui-ci ne ratifie pas certains traités internationaux.
Une industrie des armes protégée
Depuis Columbine, l’administration Bush s’est engagée -notamment- à deux reprises en faveur des vendeurs de canons :
- en refusant un projet de loi sur le marquage des munitions, pour une meilleure traçabilité
- en votant une loi rejetant toute responsabilité de l’industrie des armes
Depuis hier, les Etats-Unis comptent leurs morts, mais rien ne bougera tant que Bush sera au pouvoir. Et c’est bien ça le problème, les responsables finalement de tels actes sont les pouvoirs publics, incapables ou pas décidés à changer les choses.
Une petite lueur d’espoir ? D’une part, l’exemple du Canada et de l’Australie qui ont réussi à renforcer l’encadrement et la traçabilité, faisant reculer les homicides par arme à feu de 2/3. D’autre part, l’engagement de politiques américains comme John Kerry ou Arnold Schwarznegger qui se sont prononcés pour une modification de la législation des armes.
Chaque année, les armes à feu tuent 30 000 Américains.






















La problématique des armes à feu est importante, mais ne sous-estimons pas le peu de psychologique offert aux États-Unis.
Si ça intéresse quelqu’un, j’ai écrit un texte sur le sujet sur mon blogue.
http://uhec.net