Le traître Eric Besson s’engouffre dans le grand bleu
Sacré personnage cet Eric Besson. L’homme aime les volte-face et le dernier en date l’amène à soutenir Nicolas Sarkozy. Finalement, du PS à l’UMP, il n’y a qu’un pas.
Cherchez l’erreur :
- En janvier, Eric Besson dirige la publication par le PS d’un ouvrage intitullé «Les inquiétantes ruptures tranquilles de monsieur Sarkozy». Au menu, un pamphlet anti-sarko, dénonçant le “culte du chef” et le “bonapartisme” à l’UMP. Sarkozy est présenté comme un “néoconservateur américain à passeport français”.
- En février, Besson rompt de manière frappante avec Ségolène Royal : il quitte son poste de secrétaire à l’économie, puis quitte le Parti Socialiste. Ses raisons ? Il désapprouve la façon dont est menée la campagne de la candidate.
- En mars, il sort le livre Connaissez-vous Madame Royal ? dont ces quelques mots résument bien le ton général de l’ouvrage : “Je pense en conscience qu’elle ne doit pas devenir présidente de la République. Je ne le souhaite pas pour mon pays. Je le redoute pour mes enfants.”
- En avril, il annonce son soutien à Nicolas Sarkozy : «Ce soir, Nicolas Sarkozy a trouvé les mots pour appeler au rassemblement républicain. J’essaierai d’y apporter ma contribution»
Mais que s’est-il passé dans la tête d’Eric Besson ? Quand il avait rompu avec le Parti Socialiste, sa démarche était tout à fait compréhensible. Il disait préférer ne pas trahir ses idées que son parti, considérant sans doute que le PS actuel trahissait son héritage politique.
Patatras, voilà qu’il soutient Nicolas Sarkozy… Désormais, pour Besson, c’est la guerre. Le désaccord avec Royal est devenu haine. Et Besson est prêt à tout pour faire perdre la candidate, et pour s’en sortir lui-même politiquement. Désormais, il sert même d’alibi pour justifier une UMP multipolaire. Tiens, ça rappelle d’ailleurs une démarche politique venue du centre …
Bref, M. Besson, vous êtes un traitre. Non pas que vous fassiez preuve d’originalité par votre opportunisme. Non, c’est bien trop commun en politique. Par contre, ce qui est regrettable, c’est que vous ayez trahi vos idées, et finalement vous-même. C’est seulement l’entre-deux tours, et déjà, vous êtes l’un des grands perdants de cette élection.






















M. Besson, vous ne lirez probablement jamais cet article ou bien même ce commentaire mais je tenais à m’associer aux propos de l’auteur.
Le fil qui lie l’électeur à l’homme politique est très mince, on a généralement l’impression que l’homme politique court plus après le pouvoir qu’après ses idées, toutefois l’on se prend à croire que ce qu’il dit est ce qu’il pense. Nous avons confiance mais une confiance limitée.
La première phase de votre parcours semble assez juste: vous démissionnez de votre poste de secrétaire national et vous quittez votre parti puisque vous n’êtes pas d’accord avec les orientations prises. Peu de gens aurait ce courage de quitter un poste central dans l’exécutif d’un grand Parti.
La deuxième phase par contre m’inspire du dépit à votre égard: vous ralliez l’homme que quelques mois plus tôt vous critiquiez avec force et ténacité, à savoir M. Sarkozy. Tout en feignant de montrer que contrairement à ce que tout le monde pense que cela n’est en rien une volte face, et que vous supportez toujours les mêmes idées qui ont fait de vous un homme politique. Seulement vous vous êtes aperçus après plus de 20 ans que le parti socialiste n’incarne pas ces idéaux, et non! Le fil est bien mince comme je vous le disait plus haut, et vous venez de le rompre en démontrant assez brillamment que l’on ne peut pas accorder sa confiance à un homme politique. Seriez-vous une exception? je l’espère mais je ne suis pas très optimiste à ce sujet.
A présent que pensez vous que la Droite fera de vous? Pour le moment, ils ont besoin de vous parce que vous démontrez que la Droite est le plus a même de rassembler. Mais après? Comment faire confiance à un homme qui a déjà trahi une fois sans état d’âme tout cela parce qu’il ne s’entendait pas avec la candidate, voire la haïssait? Qui peut dire que demain vous ne referez pas de même avec l’UMP? Je ne peux pas vous prédire l’avenir M. Besson mais j’ai bien l’impression que votre carrière politique s’est arrêtée le soir de votre démission du Parti Socialiste.
” Un traître en nous quittant nous affaiblit bien moins qu’un lâche défenseur”.
Jean Racine “ALEXANDRE”
M. Besson est un traitre, il n’y a même pas à en discuter ; mais j’espère que M. Sarkozy n’aura pas la mauvaise idée de lui proposer un poste dans son futur gouvernement, pour créér un “pôle de gauche”, car ce serait faire injure aux élécteurs de gauche.
[…] C’est officiel. Bernard Kouchner est dans l’équipe du gouvernement Fillon. Comment ça ? Un homme de gauche dans un gouvernement de droite !?! Mais quelle horreur ! Souvenez-vous, RagZag avait vivement critiqué Eric Besson, pour son retournement de veste. Aujourd’hui, nouveau cas d’école : le cas Kouchner. […]
Eric Besson, c’est un genre de Brutus au rabais.
Tout homme a le droit d’évoluer dans ses opinions, de quitter une famille de pensée. Mais lorsque cela se fait au prix de la forfaiture en ralliant le camps adverse dans un tintamare organisé, on atteind les profondeurs pélagiques de la trahison. Eric Besson en deux temps trois mouvement se retrouve ministre Sarkoziste soufflant la place à plus d’un UMPiste de longue date. Par quel miracle un nouveau venu qui n’apporte rien de plus que des vociférations contre ses anciens camarades se voit hissé au plus hautes responsabilités, à côtés de fidèles de ce Sarko qu’il n’avait copieusement raillé? Je ne vois qu’une explication : ça participait d’une stratégie mise en place par le Sarko ministre de l’intérieur et président de l’UMP, déjà candidat dans sa tête, consistant à placer des espions ou à les recruter au sein des partis adverses. Eric Besson était déjà vendu depuis un moment avant de faire son coup médiatique à un moment clef de la campagne. Il était une bombe à retardement posée par Sarko et il a parfaitement explosé.
Le recrutement de l’UDFiste Hervé Morin lui aussi traitre indécent achève de m’en convaincre.