A l’UDF, le fossé entre les élus et les électeurs du 22 avril
Pas un jour de cet entre-deux tours ne passe sans que l’on apprenne que des élus UDF (maires, députés, sénateurs) rejoignent la candidature de Nicolas Sarkozy alors que la majorité des nouveaux électeurs de François Bayrou, plutôt de centre-gauche, hésite entre Ségolène Royal et vote blanc…
La situation est plutôt originale, l’UDF n’est plus un parti équilibré, ses élus et ses électeurs n’ayant plus une identité politique convergente. Dans cette situation, on comprend l’urgence pour François Bayrou de créer un nouveau parti politique (futur parti démocrate), surtout quand on apprend aujourd’hui même que la marque UDF n’appartient pas… à l’UDF !!!
Un grand nombre des cadres du parti rejoint donc Sarkozy, un peu par conviction politique, beaucoup par manque de courage. Ceux-ci ayant été élus la plupart du temps grâce aux voix de la droite, vous comprenez bien la trouille qu’ils peuvent ressentir à la vue d’une rupture de leur parti avec l’UMP ! Un futur parti démocrate, même construit sur la base de 19% des suffrages accordés à François Bayrou à l’élection présidentielle, cela reste pour eux un avenir politique personnel incertain car risqué.
Merci donc messieurs pour cette démonstration de courage politique.
Dans la situation actuelle, le futur paysage politique français commence à se dessiner : d’un côté, une UDF qui devrait rester associée à l’UMP ; de l’autre, le parti démocrate au centre de l’échiquier politique et dont les cadres apparaîtront avec les élections législatives de juin. Toutefois, pour ce dernier, le combat sera bien plus difficile puisqu’il s’agira de se développer en autonomie.






















Juste une question que je ne m’étais pas posée mais que ton article invite à poser : la création du parti démocrate ne scelle-t-elle pas la mort de l’UDF dans le même temps? L’UDF continuera à exister demain à côté du parti démocrate, c’est bien ça?
Merci de me répondre…
Cordialement cher ami
Mr. tout Petit
Vue la tournure des événements, on peut penser que l’UDF et le futur parti démocrate auront chacun leur existence propre dans la nouvelle donne politique qui se dessine.
L’UDF resterait -ou mieux dit, redeviendrait- un parti de centre-droit clairement identifié comme tel, et trouverait sa place dans le “système UMP” que Nicolas Sarkozy a annoncé dernièrement “multipolaire”.
Quant au futur “parti démocrate”, s’il réussit à émerger (réponse en juin avec les législatives), il deviendrait la 3ème voie, celle du centre. Cette formation, dans l’idée de François Bayrou s’étendrait du centre-droit (radicaux) jusqu’à cette partie assez large de la gauche dite sociale-démocrate.
Etant donné qu’il y ait de grandes chances que l’UMP parvienne à récupérer le nom “UDF” en même temps que beaucoup de ses élus, François Bayrou aurait tout intérêt à rompre avec l’appareil UDF ; il aura l’avantage de partir avec ses électeurs de 22 avril car ceux-ci n’ont pas voté pour l’UDF sinon pour les positions qu’incarnait son président.
paxil…
mie iebayod…