DSK : la défaite lucide
Dominique Strauss-Kahn n’avait pas la mine des grands jours quand on l’a vu entrer sur le plateau de France 2. On se doute que le résultat de l’élection n’a pas été une surprise pour lui, mais quand on lui donne la parole quelques minutes après l’annonce de la défaite nette de Ségolène Royal, on comprend mieux ce qu’il a sur le coeur.
Ses mots sont durs, il est en colère. Si la gauche a perdu c’est parce qu’elle n’a pas su entamer la rénovation nécessaire : “C’est la troisième fois consécutive que nous sommes battus à l’élection présidentielle. […] La gauche n’a pas fait sa rénovation. On ne peut pas aujourd’hui utiliser des recettes qui ont vingt ans.”
DSK indique qu’il est “disponible” pour mener cette réforme sociale-démocrate dont le PS a besoin, et qu’il le fera avec tous ceux qui voudront y participer.
Espérons que ses collègues éléphants osent enfin exprimer la même lucidité que lui…






















[…] En particulier celle de Dominique Strauss-Kahn. Au soir même du deuxième tour, il disait sa colère et son amertume à l’égard de son propre parti, incapable d’avoir procédé à sa rénovation. Même si par la suite il a tenté de relativiser ses propos d’alors, DSK se pose clairement en leader de la rénovation du PS par la social-démocratie, et passe à nouveau à l’attaque. […]