Accueil plus que mitigé pour Katharina Wagner à Bayreuth
L’arrière petite fille du compositeur de génie Richard Wagner (1813-1883 _ en photo), à l’âge de 29 ans, s’est lancée un défi pour l’ouverture de la 96è édition du festival consacré aux opéras wagnériens : mettre en scène, sur la Colline Verte, comme l’avaient fait d’autres membres de sa famille avant elle, Les maître chanteurs de Nuremberg, drame comique datant de 1868. L’accueil qui lui a été réservé fut mi-figue, mi-raisin, entre applaudissements et huées.
Les partisans d’une modernisation de l’opéra et d’une réactualisation des oeuvres existantes ont totalement ahéré à cette nouvelle mise en scène audacieuse :“Avec elle, aussitôt, le mot “opéra” rajeunit. Ce serait une chance pour Bayreuth d’être dirigé par quelqu’un de très ancré dans l’existence, d’impliqué politiquement et socialement, tout en connaissant parfaitement ses classiques. Elle seule peut faire le pont entre le monde vieillissant de l’opéra et notre présent”.
D’autres pourtant ont trouvé scandaleux les changements opérés sur l’oeuvre mythique de son aïeul.
Cette mise en scène et son accueil était pourtant lourde de conséquences pour la jeune femme qui est présentie pour succéder à son père, Wolfgang Wagner, âgé de 87 ans, directeur de ce festival qui rassemble tous les étés environ 58 000 personnes férues d’opéras. Notons que 500 000 personnes tentent d’avoir des places chaques années et que celles-ci sont très vite vendues et leur rareté ne rend que mieux compte de la valeur artistique des représentations.
Parmis les festivaliers présent à la cérémonie d’ouverture de cette année 2007 (le festival se poursuit jusqu’au 28 août) on comptait Angela Merkel, Chancelière allemande ainsi que José Manuel Barroso, Président de la Commission Européenne. Autant dire que l’enjeu était de taille pour la jeune Katharina qui s’exprime ainsi quant à sa succession présumée : “Si un Wagner n’est pas qualifié pour diriger Bayreuth, alors Bayreuth ne fonctionnera pas. Dans ce cas, certes, un M. Müller ou un M. Meier devrait le diriger. Mais le lien entre Bayreuth et Wagner demeure la solution la plus attrayante, la plus efficace aussi”. Elle voulait faire parler d’elle et moderniser une structure artistique qu’elle jugeait sclérosée, c’est chose faite, à voir maintenant si un tel coup de théâtre ne lui vaudra pas sa place à la tête du festival de l’année prochaine…






















Laissez un commentaire